D’après nature

Création 2018

« Le paysage fait résonner un fond resté muet » François Jullien

AURORE / ZÉNITH / CRÉPUSCULE / NUIT / AUBE

D’après nature propose la traversée de paysages, sur plusieurs heures de jour. Imaginée comme un travelling dépassant 24h, la pièce suit l’évolution naturelle de la lumière, en commençant par l’aurore et en se terminant par l’aube. Entre ces deux aubes, des ellipses donnent à voir le zénith, le crépuscule, la nuit.. et les lueurs et atmosphères qui en découlent.

Cette création s’insère dans le cycle « paysages » de la compagnie, qui comporte une création plateau (D’après nature) ; une recherche suivie d’une performance pour un stade voué à disparaître dans la ville de Pantin, sorte d’archéologie préventive d’un lieu par le mouvement ; et enfin un projet de déploiement de ces questionnements dans une création en espaces naturels (D’après nature, forme déployée).

Poursuivant nos recherches sur les porosités entre abstraction et fiction, nous souhaitons écrire une pièce ouverte, dépliée comme un livre, où chaque fragment d’écriture serait mis à nu avant de pouvoir agir sur le plateau. Ainsi, chaque élément déposé dans l’espace, chaque action produite, chaque texte lu serait alors ramené à son aspect le plus concret avant que la scène ne lui rende son potentiel de fiction.

Envisagé comme un immense point de fuite, le plateau est ici considéré comme un véritable protagoniste où les corps, le son et la lumière sont les simples témoins de ses transformations. Dans une tentative d’obéir à une mise en scène à la fois sensible et implacable, les corps en jeu sont à la fois créateurs, acteurs et observateurs d’un paysage en constante recomposition. Dans une marche perpétuelle, ils cherchent à révéler les rugosités du paysage, les reliefs enfouis, les fictions endormies, prêtes à s’éteindre. Quels imaginaires sont portés par les différentes étapes traversées ? Quels récits sont alors sur le point d’émerger ? Le regard s’empare de ces fragments d’écriture, traversées, images vouées à disparaître et peut y créer ses propres liens, y projeter ses propres mirages. Se tisse alors une épopée d’un jour, d’une vie, de trente mille ans, infinie.

Dans le sillage de l’arte povera, nous souhaitons ici célébrer l’invisible, l’anodin, et penser les espaces investis comme une matière vivante que nous venons découvrir, habiter, révéler : comme un témoignage de la vie de ces paysages lorsque nous en sommes absents.

Conception, espace et chorégraphie : La Tierce Sonia Garcia, Séverine Lefèvre, Charles Pietri
Création musicale : Clément Bernardeau, Kévin Malfait
Interprétation: Clément Bernardeau, Sonia Garcia, Séverine Lefèvre, Kévin Malfait, Charles Pietri
Création lumière : Denis Louis
Regard extérieur : Pierre Pietri
Production et diffusion : Jeanne Dantin
Remerciements: Jean-emmanuel Belot

Production : La Tierce
Coproductions : La Manufacture – Centre de Développement Chorégraphique National de Nouvelle-Aquitaine, centre chorégraphique national de Caen en Normandie dans le cadre de l’Accueil-studio/Ministère de la Culture, Centre Chorégraphique National d’Aquitaine en Pyrénées-Atlantiques – Malandain Ballet Biarritz – Accueil Studio saison 2017-2018, l’Avant-Scène – SC de Cognac, IDDAC – Institut Départemental de Développement Artistique et Culturel – Agence Culturelle de la Gironde.
Avec le soutien de RAMDAM, un centre d’art à travers le dispositif d’aide à la résidence de la DRAC-ARA, Association Beaumarchais SACD, OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, La Métive, lieu international de résidence et de création artistique – Moutier d’Ahun, La Manufacture Atlantique, Centre Chorégraphique National de La Rochelle dans le cadre du prêt de studio.